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Pandémie sur les marchés ?

Mercredi, août 26th, 2009

Pour faire suite à notre article sur les conséquences sur votre patrimoine de la pandémie de la grippe A ou H1N1 voici l’avis de Xavier Lépine – Président de l’UFG.

La Grippe A risque fort de contaminer les marchés.
Elle est probablement plus dangereuse pour la santé de votre portefeuille que pour la vôtre.

Je suis allé regarder sur les sites de l’Institut Pasteur, de l’officiel Center For Disease Control and Prevention américain (CDC) et de l’AFP afin d’essayer de me faire une idée. A mon sens, si l’inquiétude que nous pouvons avoir devrait être limitée sur le plan médi cal (encore que. . . ) , je crains beaucoup plus la contamination des marchés et un « mini-crack » dans les toutes prochaines semaines, tant les responsables sont loin de l’être dans leur communication et tant les marchés sont anxiogènes et fragiles dans le contexte actuel.

La réalité : à ce jour, nous en sommes à 1 000 décès dans le monde soit 1,6 personnes tous les 10 millions d’habitants. Rien de bien dramatique, en tout cas pas à l’échelle de la communication qui est faite et de la peur qui en résulte. Concrètement, la grippe ne tue pas, ni la A ni les autres. Ce sont les complications de la grippe qui tuent ( sour ce : Institut Pasteur ) .

Les personnes connaissant des complications sont toujours les mêmes, à savoir les personnes fragiles : nouveaux-nés, personnes agées et/ou gravement malades. La statistique annuelle des décès de la grippe illustre bien ce phénomène : les « bonnes » années, la grippe tue 1 500 personnes et 2 millions de Français la contractent ;les « mauvaises » années, la grippe tue 2 000 personnes et 8 millions de Français la contractent. Autrement dit, entre les bonnes et les mauvaises années, 4 fois plus de personnes attrapent la grippe, mais l’on enregistre « seulement » 25 % de décès en plus, ce qui signifie non pas qu’elle soit moins forte mais simplement que le nombre de victimes augmente beaucoup moins vite que le nombre de cas (vu que le nombre de personnes fragiles est heureusement limité et que la contagion est forte).

La Grippe A est-elle plus contagieuse et plus mortelle que les autres ?

Sur le premier point : indéniablement oui, on ne va pas contredire l’OMS. La question est : combien de fois plus contagieuse ? Nous ne sommes pas en période traditionnelle de grippe pour l’hémisphère Nord et pourtant, celle-ci se propage. Conclusion : on n’en sait rien. C’est pourquoi on s’attend à ce qu’elle s’avère beaucoup plus contagieuse que la grippe habituelle la plus contagieuse (8 millions de Français touchés soit 13 % de la population).

Est-elle plus mortelle ? Il y aura plus de contaminés donc plus de morts. Est-elle plus mortelle pour autant ? Manifestement non. Une fois de plus, on ne meurt pas de la grippe mais de ses complications et il n’y a pas de raison d’avoir plus de complications avec la grippe A qu’avec une autre. Sur ce point, les statistiques américaines sont claires (source : CDC). Nous sommes aussi dans la moyenne habituelle des taux de mortalité : 353 décès pour au moins 1 million de personnes actuellement contaminées, le taux ressort à 0,0035 %, soit 350 personnes pour un million de malades. Ce qui est certain, c’est qu’avec un million de grippés aux Etats-Unis (en France, la grippe touche entre 2 et 8 millions de personnes par an sur quelques mois) et l’hystérie médiatique déclenchée, l’on peut s’inquiéter, non pas des conséquences réelles de la grippe mais de l’impact psychologique sur les marchés.

Le taux actuel de contaminés aux Etats-Unis est encore objectivement très faible : 0,4 % de la population contre habituellement 3 à 13 % pour une grippe « normale ». Les médias vont délirer de fièvre et l’on voit d’ici les tabloïds quand le seuil de 5 % de la population américaine sera atteint, étant donné qu’à 0,4 % les grands titres fleurissent déjà. « 10 fois plus de personnes contaminées ce moisci que depuis le début de l’épidémie – 12 millions d’américains cloués au lit, plus de 6 000 morts => l’indice de confiance des consommateurs du Michigan s’effondre… ». Et ce, d’autant plus que trois jours plus tard, les 5 % seraient passés à 8 % ! Vu la vitesse de propagation du virus, cela risque d’arriver très vite.

Sources: UFG

Sources: UFG

Une fois de plus, ce qui m’inquiète, c’est la propagation par les responsables de messages tels que suit :

Grippe A : 35 %
de la population touchée et 30 000 morts cet hiver en France

Par La rédaction du Post

Antoine Flahaut est épidémiologiste et directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique de Rennes. Il explique sur Europe 1 pourquoi il prévoit une seconde vague de pandémie pour cet hiver, bien plus dangereuse que
la première vague qu’on connaît actuellement : « Près de 35 % de la population française sera touchée par la grippe A, qui pourrait occasionner 30 000 décès. Quand on prédit l’arrivée d’un cyclone, on peut se tromper de trajectoire, mais c’est quand même un cyclone. Est-ce qu’on saura l’arrêter ? Pas sûr. On n’a jamais su arrêter une épidémie de grippe saisonnière depuis 30 ans. »
« Si la pandémie revient cet hiver, on n’aura pas 6 millions de cas et 6 000 morts comme avec la grippe saisonnière, mais 35 % de la population touchée et 30 000 morts. Elle touchera mécaniquement plus de personnes. » « La situation n’a rien à voir avec ce qui s’est passé du temps de la grippe espagnole.
A l’époque, on n’avait rien. On ne meurt pas du virus de la grippe, on meurt de ses complications. Ceux qui meurent le plus sont les personnes malades, les personnes âgées et les nourrissons. »
Ce type de déclaration est d’autant plus dramatique que les informations sont erronées : il n’y a pas 6 000 morts de la grippe par an en France mais 1 500 à 2 000… et on multiplie par 3 ou 4 le taux de mortalité ;
35 % de la population sera touchée : c’est possible mais loin d’être prouvé, nous en sommes à 0,4 % aux Etats-Unis et, une fois de plus, le taux habituel oscille entre 3 et 13 %…
J’imagine également ce qui pourrait se passer quand les premières centaines de milliers de cas et forcément le premier millier de décès - ce qui n’est rien - vont se déclarer : anticipation du pire, panique, Plan de Continuité à bord dans les entreprises, les écoles… et sur les marchés : baisse des secteurs de la distribution, de l’automobile, de l’énergie ; hausse des pharmaceutiques concernées, résistance des financières, des opérateurs téléphoniques, etc.
Maintenant, si Mr Flahaut a raison, il convient là encore de regarder les chiffres avec froideur : 35 % de la population : 21 millions de cas – la France est paralysée et les Etats-Unis le seront avant elle car il faudra bien que la population se mobilise pour s’occuper des malades. 30 000 décès : difficile à envisager car
cela signifierait un taux de mortalité de 0,14 % comparable à celui des pays sous-développés. Le plus probable est que l’on reste au maximum à celui des Etats-Unis, soit 0,03 %, voire proche du taux habituel en cas de contagion élevée, ce qui fait tout de même entre 3 000 et 10 000 décès. Cela correspond
peu ou prou aux conséquences mal gérées de l’été de la canicule, mais cette fois-ci, les responsables pourront dire : « on craignait 30 000 morts et nous n’en avons eu que X milliers… ». Cela représente
néanmoins 2 à 5 fois plus que d’habitude, mais les marchés remonteront.
Si la réalité sanitaire s’avère moins terrible que celle anticipée par les experts, il n’en demeure pas moins que la peur aura bien essaimé et qu’elle se sera manifestée dans un contexte économique et de marché fragile. Les marchés, on le sait, se sont fortement repris depuis leur plus bas du printemps, corrigeant certes les précédents excès de pessimisme mais reposant heureusement aussi sur des raisons concrètes. Le système financier mondial est sauvé, les actions des gouvernements, des banques centrales et de la Fed en particulier ont été remarquables comme remarquées et se concrétisent un peu partout dans le monde par des faits bien tangibles. Les statistiques surprenantes des taux de croissance français et allemand en
sont l’illustration, ainsi que les résultats des banques américaines.

Sources: UFG

Sources: UFG


Cependant, compte tenu du rebond, il est
clair que les opérateurs sont aujourd’hui plus nerveux. Une mauvaise nouvelle de plus dans un marché en chute entraîne rarement une capitulation. A l’inverse, la baisse/prise de bénéfices du vendredi 14 août à l’annonce de la baisse non attendue de l’indice de confiance des consommateurs du Michigan illustre
bien le risque psychologique dans lequel nous baignons actuellement.
L’ampleur de la correction dépendra de la situation sanitaire réelle : 10 à 15 % en cas de panique infondée,
soit un Euro Stoxx 50 compris entre 2 300 et 2 450 avec, il est vrai, une résistance chartiste assez forte autour de 2 450 ; 15 à 20 % si elle est fondée, soit le niveau d’avril après l’effondrement de mars (1 750). Seule des nouvelles économiques bien meilleures qu’attendu pourraient contredire ce pessimisme.



Tags:Grippe A

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Quels seraient les effets d’une pandémie de grippe A (H1N1) au niveau économique ?

Vendredi, août 14th, 2009

Dans un article de juillet 2009 nous avions abordé les conséquences possible de la grippe A sur vos placements. Un expert donne son avis des Les Echos.

Dans un article de JULIEN POMPEY, Mathias Matallah, président de cabinet de conseil spécialisé en économie de la santé, aborde les conséquences économiques de la grippe A (H1N1) et dénonce l’attitude des autorités françaises.

Quels seraient les effets d’une pandémie de grippe A (H1N1) au niveau économique ?

Mathias Matallah : Selon une étude d’un institut anglais, une pandémie pourrait se solder par une baisse du PIB de l’ordre de 5%. Cette étude est complètement fantaisiste, elle s’appuie sur un scénario ultra-pessimiste de grippe espagnole, qui ne peut se reproduire. La grippe A (H1N1) n’est ni extraordinaire, ni dangereuse pour la santé publique, il faut arrêter de faire monter la mayonnaise. Il y a une chance sur un milliard qu’elle se transforme en grippe espagnole… En 2005, le SRAS est passé sans faire trop de vague parce qu’on était dans un contexte économique favorable et très actif. Dans le contexte de crise actuel, la grippe A va aggraver la récession. Mais c’est la psychose que nous sommes en train de créer qui va avoir des conséquences économiques, et pas la grippe en elle-même. Il va y avoir un effet boule de neige.

Dans ce cas, quels seraient les secteurs économiques les plus touchés ?

Si la psychose se poursuit comme nous sommes en train de la créer, certains secteurs spécifiques vont être sérieusement touchés, comme le secteur des transports aériens, qui est déjà bien malade. Un certain nombre de compagnies aériennes ne vont pas s’en relever. Le tourisme sera également impacté, mais dans une moindre mesure, le gros de l’été étant passé. Il va également y avoir des répercussions sur les transports en général. Et si les gens ne se déplacent plus, ils ne consomment plus. Donc la restauration, la grande distribution, le commerce, ou encore certains secteurs industriels peuvent être touchés, bien au-delà de l’absentéisme. Mais je ne pense pas que les services, les banques… ressentiront les effets de la psychose entourant la grippe A.

A contrario, à qui profite la grippe A (H1N1) ?

Elle profite à quelques entreprises, à commencer par les grands laboratoires. Comme à chaque menace de pandémie, réelle ou pas, les laboratoires en tirent grandement profit. La France a ainsi commandé 94 millions de vaccins anti-grippe pour un montant proche d’un milliard d’euros. Le pire, c’est que ces vaccins ne seront pas livrés avant octobre, et qu’ils ne serviront donc à rien. De manière plus générale, c’est toute la branche médicale qui profite de la grippe A.

Que pensez-vous des déclarations du ministre de l’Education, Luc Chatel, évoquant la fermeture d’établissements scolaires en cas de pandémie grippale ?

Les déclarations du ministre de l’Education relèvent plus de la politique spectacle. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement communique ainsi. J’avais l’impression que les déclarations de Bernard Debré avaient mis les choses au clair, que l’été allait faire retomber le sujet. Mais la volonté du gouvernement de meubler, de montrer qu’il ne dort jamais ou qu’il n’était pas en vacances, de réaffirmer son côté hyperactif… tout cela a relancé de plus belle la psychose autour de la grippe A au lieu de rassurer. Cette communication est faite sciemment par Roselyne Bachelot et le gouvernement, mais je ne vois pas l’intérêt. Il y a des pays beaucoup plus touchés que la France, comme le Royaume-Uni et ses 5.000 cas. Mais la tonalité du gouvernement est complètement différente. Ils font preuve de beaucoup plus de sang-froid que nous, ils ne sont pas alarmistes et surtout ils se sont rendus compte que la grippe A n’était pas dangereuse.

Le gouvernement français met en avant le principe de précaution…

Il y a une exacerbation de ce fameux principe de précaution, qui est désormais devenu une véritable règle politique à laquelle on ne peut déroger. Mais là, on arrive au stade paroxystique de l’application de ce principe. Au point que ça en devient ridicule.

Vous pouvez suivre les articles à venir via le : feed RSS de Veille Placements

Tags:Grippe A

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Pandémie de Grippe A (H1N1), quel scénario pour vos placements ?

Mardi, juillet 21st, 2009

H1N1

H1N1



Alors que le cap des 100.000 cas de grippe A (H1N1) dans le monde a été passé selon l’OMS, la France vient de commander 128 millions de doses de vaccins (dont 94 millions fermes) pour un montant de 1 milliard d’euros. Cependant selon les experts, il suffit de vacciner une personne sur deux pour stopper la pandémie.










Quelles peuvent être les conséquences sur l’économie ?

 
Les Hypothèses ?

Oxford Economics a sorti une étude sur le sujet avec comme hypothèse 30% de contaminés, un taux de mortalité de 0,4% et une durée de la pandémie de 6 mois.
Selon les observations en Angleterre le taux de 0,4% un un peu élevé et serait plus proche de 0,1%.

Les impact sur le PIB ?

 Les USA seraient les plus impactés (vu que la source de la pandémie est en Amérique du nord) avec une baisse de prés de 5% du PIB, l’Euro zone étant impactée d’une baisse supplémentaire de 3% du PIB.

 Quels secteurs risquent de souffrir ?
 
Les secteurs les plus touchés seraient les biens et services non essentiels dont le tourisme, la restauration, les concerts qui subiraient une crise très aigue ! Pendant le SRARS en Asie, les voyages internationaux vers l’Asie ont chuté de 60%, or la grippe A n’est pas localisée qu’à un continent. Pour aller plus loin un article de esaffaires.com.
Outre le producteur de masque Spérian protection (ex. Bacou) et les sociétés de science de la vie telles Roche, Sanofi…les acteurs pouvant s’en sortir seraient les producteur d’ordinateur tel DELL, les FAI (fournisseurs d’accès à Internet), les Telecom, les site de e-commerces…dont les Cyper-hypermarchés…les producteur d’installation de Visio-conférence…
 
Quid de l’inflation ?
 
Alors que le retour de l’inflation n’est pas d’actualité et même avec l’effet de base sur le pétrole ( 140 USD en juillet 2008 et 70 USD en juillet 2009), celle ne décolerait encore moins vu la faiblesse de la demande.
L’inflation serait ainsi au planché pour longtemps. Le pire étant si la pandémie dure, car si dans un premier temps les prix seraient protégés par les contrats négociés dans le passés les nouveaux risquent de se nouer à des prix beaucoup plus bas et le spectre de la désinflation serait aux aguets.

Selon l’étude d’Oxford Economics le Japon passerait rapidement en phase de désinflationet la Chine serait à 0% d’inflation. Et vu que les taux d’intérêts sont déjà proches de 0%, les outils des Banques Centrales seraient assez réduits pour redresser le cap.

Or la désinflation est catastrophique vu que le prix de vos actifs réels baisse ! Un propriétaire immobilier ayant emprunter doit rembourser le même montant et d’une part la valorisation de son bien baisse et d’autre part le loyer qu’il perçoit risque lui aussi de chuter !

Qu’en pense Bercy ?

La Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE) travaille sur des scénarios, mais reste assez discrets sur les conclusions. Il est vrai que les hypothéses peuvent être multiples donc les résultats farfelus !

 
Quels impacts sur vos placements ?

 
Scénario 1: Pandémie de Grippe A du virus connu avec des vaccins efficaces.
 
Dans cette hypothèse la pandémie devrait être de courte durée. Ainsi l’inflation resterait sous les 1% voir à 0,5% jusqu’en 2010 voir 2011 dans la zone euro.

Le Livret A même à 1,25% resterait le placement à privilégier, tout comme les Emprunts type EDF 4,5% 2014 et les fonds obligataires à échéance dont nous avons déjà parlé.. L’objectif est d’investir dans des placements à horizon pas trop long et qui propose des rendements connus et dont l’émetteur est une entreprise stratégique pour l’Etat.
Les actions souffriraient de cette situation non pas directement par le peu d’inflation, mais par la faiblesse de la demande. Les entreprises pouvant maintenir leur marge et volumes seraient les plus prisées car la faible inflation rendrait leur rendement (dividende) très attractif.

Scénario 2: Pandémie de Grippe A’ du virus connu ayant muté.

 

La c’est un peu l’inconnu, toutes les peurs sont permises !
Le monde entrerait dans un cycle de déflation sensible. Alors que l’or est corrélé positivement avec l’inflation, l’or ne baisserait pas car jouerait un rôle de placement refuge tout comme les obligations d’Etat.
Les petites sociétés de gestion ayant peu de gérants ou manquant de processus de gestion risquent de souffrir d’une absent, au moins temporaire, du pilote de leur fonds ! Par contre dans tous les cas, les réunions avec les entreprises risquent d’être suspendus donc il sera très difficile de gérer à distance. Plusieurs gérants se préparent à ces risques, à lire dans le WS Technology.

Le blog come4news décrypte les opportunités et risques de la désinflation. Comme l’explique le billet, une désinflation qui dure devient une déflation et les effets positifs du début (augmentation du pouvoir d’achat) laissent la place par la suite à d’horribles conséquences, chute des prix donc baisse des marge, chômage, baisse de la consommation, chute de la croissance…

Mais le pire n’est par certain !



 

Tags:Désinflation, Grippe A, Inflation, Livret A

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